Face à l'horloge, l'avare mécanique,
Je visse mes yeux vers un horizon inquiet,
Prêt à cueillir l'attente, sans panique.
J'erre sans dédain dans un port serein,
L'air de rien et mon c½ur de porcelaine
Qui s'égare en mille bris sous le burin
D'une absence : Ulysse attardé par les sirènes.
Affalé dans les prés langoureux,
Nostalgique de ces pluies d'antan,
Je sculpte mon air d'amoureux :
Une hirondelle qui languit du printemps.
Et puis, aujourd'hui, sur une chaise,
Caressant l'espoir que tu sois ma tendre
Je mets mes folles pensées à l'aise
Et je me dis que je saurais t'attendre.